HERBÆTUM

La Semaine des Arbres – Script

L’automne est arrivé et, avec lui, les arbres vont revêtir leurs plus beaux manteaux aux couleurs ocre, orangée et jaune.

C’est pour cette raison, que j’ai décidé de dédier cette semaine aux arbres dans les posts.

C’est vrai que, bien souvent, dans nos jardins et potagers, nous cultivons herbes et plantes médicinales, ayant au maximum la taille d’un petit buisson.  Mais saviez-vous que l’on peut aussi utiliser les bienfaits des grands arbres en phyto- et aromathérapie ?

Ces immenses végétaux sont de précieux alliés pour rééquilibrer notre organisme.

Vous trouverez donc dans cet article les six post’ publiés sur les réseaux sociaux par rapport aux arbres et aux vertus qu’on leur prête en phyto- et aromathérapie.

Bien entendu, il y a des milliers d’espèces d’arbres autour du globe, donc nous allons nous focaliser sur les spécimens les plus populaires et présents sur le territoire français : le Pin sylvestre, le Saule, le Bouleau, le Chêne, le Frêne et le Cyprès.

JOUR 1 : le Pin sylvestre – Pinus sylvestris

C’est un arbre résineux que l’on rencontre principalement en montagne entre 600 et 1600 mètres d’altitude. 

On utilise en phytothérapie les bourgeons de cet arbre, que l’on appelle dans le commerce bien souvent des ‘ bourgeons de sapin’.

Le Pin est une plante qui agit efficacement sur la sphère respiratoire et les maux d’hiver puisqu’ elle favorise l’expectoration du mucus qui encombre les bronches, grâce à une action fluidifiante. On lui prête également des vertus antiseptiques ce qui est très pratique lorsque des méchants microbes nous attaquent par temps froid. C’est la plante à mettre dans sa tisane lorsque l’on est encombré !

Les Bourgeons  de Pin contiennent, par ailleurs, des huiles essentielles mais on peut aussi en extraire directement de ses aiguilles lors de la distillation. Les huiles essentielles de Pin sylvestre sont un excellent tonique de l’organisme, pour nous mettre un coup de fouet. En effet, les molécules contenues dans les HE de cette plante sont dites cortisone-like (se comportent comme de la cortisone).

Pour ma part, lorsque je suis rincée d’une semaine éprouvante au boulot et que je me sens au bout du rouleau, je me fait une petite inhalation avec 1 à 2 gouttes d’huile essentielle de pin-sylvestre. Cela me redonne de l’énergie pour entamer le week-end.

JOUR 2 : le Saule – Salix alba

C’est un arbre pouvant, dans certains cas, atteindre 25m de hauteur. Vous le retrouverez surtout dans les zones fraîches et humides, comme par exemple le long d’un canal ou d’une rivière.

En phytothérapie on utilise les écorces des jeunes rameaux seulement, les chatons de l’arbre,  mais aussi, de temps en temps, les feuilles.

Le Saule est également très connu dans les laboratoires pharmaceutiques car l’on compte, parmi ses constituants, les acides phénols tels que le salicoside par exemple, un des précurseurs de l’acide salicylique… ou plus vulgairement : l’Aspirine !

Utiliser le saule en phytothérapie aide donc à réduire les douleurs de manière générale car on lui reconnait des vertus anti-inflammatoires et analgésique. Il est donc très prisé par les personnes souffrant de rhumatismes chroniques ou d’arthrite, ou alors, tout comme l’aspirine, lorsque l’on fait face à un état grippal avec légère fièvre.

Attention tout de même à ne pas en consommer si on est allergiques aux salicylés.

JOUR 3 : le Bouleau – Betula pendula

On entend souvent parler de cet arbre de taille moyenne, au printemps, car il est la cause de nombreuses allergies lorsqu’il commence à bourgeonner. On le reconnait très facilement grâce à son écorce maculée de blanc et son tronc assez fin. 

En phytothérapie, on peut récolter toutes les parties de l’arbre que ce soit l’écorce, la sève, les feuilles (jeunes) mais aussi les bourgeons.

Les différentes parties de cet arbre ne sont cependant pas chargées de la même façon en constituants utilisables par la phytothérapie. Par conséquent, il y a certaines nuances dans leurs ‘efficacité’. Par exemple, l’écorce de l’arbre sera plus chargée que sa feuille ou sa sève.

Ainsi l’écorce pourra être utilisée lorsque les encombrements de l’organisme seront plus conséquents.

De manière générale, les éléments convoités dans le Bouleau ont des vertus principalement diurétiques et sont utilisés pour les engorgements de l’organisme tels que la cellulite, les problèmes de peaux où bien l’excès d’acide urique dans le corps, les rhumatismes ou encore les œdèmes veineux. C’est une des plantes que vous pouvez utiliser pour faire une cure détox au printemps.

JOUR 4 : le Chêne (pédonculé) – quercus robus

Le chêne un arbre majestueux, on le reconnait grâce à ses feuilles, ayant une forme singulière, grâce à ses petits lobes. Son fruit, le gland, tapisse bien souvent le sol des chemins de forêt à l’automne lorsqu’ils tombent de l’arbre.

Je ne l’utilise, pour ma part, jamais en phytothérapie car d’autre plantes induisent des effets similaires, mais je voulais tout de même dédier un article à cet arbre, car il a une symbolique personnelle pour moi.

Pour celles et ceux qui emploient le Chêne pour guérir leurs maux, on récolte généralement l’écorce et les glands.

Toutes les parties de l’arbre renferment de nombreux tanins (ce n’est pas pour rien que les tonneaux de chêne son employé pour faire vieillir le vin), donc c’est une plante avec des propriétés très astringentes, c’est-à-dire qu’elle aide à la vaso-constriction et qu’elle tonifie l’organisme. Cela est donc avantageux en cas de diarrhée aigue, de faiblesse générale ou bien même d’insuffisance veineuse.

Par ailleurs, les glands ont toujours été très prisés en période de disette, par le passé. Ils sont petits mais nutritivement très riches en glucide, lipide et oligo-élément comme le calcium. Il faut, par contre, ne pas les consommer tels quels, car trop riches en tanins ce qui peut être toxique. En effet, ces derniers vous tanneraient la bouche, comme on tanne un cuire, surtout pour le chêne pédonculé qui est l’une des espèces de Chêne ayant le plus fort taux.  Ainsi pour ‘nettoyer’ les glands de ses tanins, il faut les faire bouillir plusieurs fois, dans plusieurs eaux avec de l’argile, dans le but de ‘dissoudre’ ces entités. Ensuite on peut le déguster comme une châtaigne ou en farine à condition de ne pas en faire une orgie.

JOUR 5 : Le Frêne – Fraxinus excelsior

Le Frêne est une espèce que l’on trouve de façon assez commune dans les forêts de France. Il préfère les environnements frais, par conséquent, il sera moins présent dans le sud de la France.

On récolte ses feuilles pour les utiliser en phytothérapie, mais également ses bourgeons, pour effectuer ce que l’on appelle de la gemmothérapie.

On lui colle l’étiquette de plante dépurative car le Frêne est assez efficace pour purifier l’organisme. En effet, c’est un excellent diurétique tout en aidant à éliminer l’acide urique que l’on trouve dans le sang. Il peut donc agir en support lorsque l’on souffre de rhumatisme et surtout lorsque l’on souffre de crise de Goutte. C’est aussi un très bon allié lorsque l’on fait des cures ‘détox’.

JOUR 6 : le Cyprès – Cupressus sempervirens

C’est un arbre qui nous rappelle le sud de la France car on en trouve beaucoup dans le sud-est, le long des autoroutes nous amenant vers la côte d’Azur. Certains individus peuvent atteindre jusqu’à 30 mètres de haut.

On utilise surtout les cônes en phytothérapie, car ils sont de fabuleux alliés de la sphère cardio-vasculaire. En effet, ils renferment des essences aromatiques mais surtout des tanins qui ont la faculté d’être astringents, c’est à dire qu’ils resserrent les tissus. On peut donc l’utiliser en support, dans tous les troubles liés à la dilatation des veines comme par exemple, les jambes lourdes, la couperose, les hémorroïdes… De plus, il agit en support pour renforcer et protéger les parois des veines.

Les huiles essentielles sont, elles, surtout utilisées par voie externe pour les toux sèches.

Attention toutefois, à ne pas confondre le Cyprès qui est présenté ici et qui peut aussi s’appeler le Cyprès ‘toujours vert’ avec le Cyprès bleu qui est, lui, toxique.

Précautions :

  • Les plantes ne sont pas des médicaments et ne doivent pas être considérées comme tels.
  • Les plantes ne remplacent pas un médicament que vous devez prendre, mais agissent en support de celui-ci.
  • Les plantes agissent en tant qu’allier dans le rééquilibrage du corps, mais si les symptômes persistent consulter votre médecin.
  • Les indications données sont mises à disposition à titre informatif et ne remplacent en aucun cas l’avis médical !

écrit par la Bluette by HERBÆTUM

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