HERBÆTUM

Les Grands Principes de la Phytothérapie

Lorsque l’on se renseigne sur la phytothérapie, on remarque bien vite que la logique et la philosophie est assez singulière par rapport aux traitements que l’on appelle ‘conventionnels’. En effet, les plantes, en phytothérapie, ne sont pas utilisées en tant que traitement ‘allopathique mono-moléculaire’ c’est-à-dire en tant que traitement ‘anti-quelque chose’ à action ciblée sur un endroit très exact du corps, comme le font la ‘majorité’ des médicaments sur le marché.

Lorsque l’on utilise les plantes pour nous aider à soulager les maux de notre corps et les petits bobos, il faut, par conséquent, avoir une vision beaucoup plus large au sens de l’individu et de la nature pour comprendre les rouages et atténuer le mal de manière efficace.

Voici donc dans cet article, les cinq grands principes garantissant une phytothérapie de qualité. Nous excluons, ici , ce qui concerne l’aromathérapie et l’homéopathie, qui ont un fonctionnement un peu à part.

Le TOTUM : la définition de totum est que ‘ l’effet d’une plante prise dans sa totalité est supérieur à l’effet de l’un de ses constituants pris seul’. Ce principe signifie donc que lorsque l’on utilise une plante on ne peut pas isoler un seul principe actif pour soulager un mal comme le fait chimiquement un médicament. Il y en aura forcément plusieurs, ce qui engendrera une réaction en cascade dans l’organisme afin de mieux rééquilibrer ce dernier.

La Synergie : c’est l’extrapolation du totum au niveau de plusieurs plantes. C’est-à-dire que le fait d’utiliser plusieurs plantes en même temps et supérieur à l’effet de ces mêmes plusieurs plantes prises séparément. En phytothérapie, il faut donc trouver la bonne synergie de plantes pour être efficace.

La Notion de Terrain : cette notion est très importante, car elle exprime l’individualisation d’une thérapeutique. En effet, en phytothérapie il ne faut pas se focaliser uniquement sur la maladie et ses symptômes, mais sur l’individus dans son ensemble : sa psychologie, son mode de vie etc… En résumé, pour la philosophie de la phytothérapie, les mêmes symptômes peuvent signifier deux choses différentes chez deux individus différents.

Le Drainage : comme expliqué dans l’introduction, la phytothérapie ne fonctionne pas sur le principe de ‘l’allopathie’ mais plutôt via le mode du drainage. C’est-à-dire que l’on va stimuler les émonctoires via les épithéliums du corps afin de détoxifier notre organisme, éliminer les toxines, drainer les organes dans le but de rééquilibrer le fonctionnement physiologique et global du corps.  Les drainages se font sur une période de deux à trois semaines, pas plus, afin de ne pas fatiguer le corps. C’est pour cela aussi que l’on mentionne souvent que les plantes ne sont pas des médicaments, car lorsque un organe est gravement lésée ou que le corps est trop abîmé, les plantes seules par action drainante ne suffisent plus, et le traitement médicamenteux avec suivi est de rigueur.

Le Tropisme : cette notion désigne l’affinité d’une plante pour un tissu ou un organe donné. Par exemple une « plante du foie » ou une « plante de l’estomac ». Il est donc important de connaitre le tropisme des plantes afin de réaliser des choix efficaces lors des conseils donnés.

Maintenant que vous connaissez les règles d’or de la phytothérapie, pensez à bien vérifier leurs applications, lorsque vous vous faites conseiller en soin par les plantes.

écrit par la Bluette by HERBÆTUM

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